AUJOURD'HUI

ACCUEIL

 

PARTIE I: HISTOIRE

A PARTIR DU XVIII EME SIECLE

-Soumission et exclusion

-Politique

-Travail

 

PARTIE II: ET LES GUERRES

L’IMPACT DE LA GUERRE SUR LA FEMME

-La première guerre mondiale

-L’entre deux guerres

-La deuxième guerre mondiale

 

PARTIE III: LEGISLATION

L'EVOLUTION DE LA DEMARCHE LEGISLATIVE VERS LA PARITE

-Chronologie

-L'évolution et la révision des lois

-L'implication de l'Etat, exécution et application des lois

 

PARTIE IV: AUJOURD'HUI

LA PLACE DE LA FEMME AUJOURD'HUI

-Général

-Taux d’activité féminin

-Chômage

-Précarité et CSP des femmes

-Temps partiel

-En ce qui concerne les salaires

-Travail domestique

-Politique

-Privé / Public

 

PARTIE V: CHANGEMENTS

MARCHE VERS LA PARITE??

-Revendication

-Les difficultés du changement

-Ségrégation horizontale et verticale

-Scolarité et Diplome

 

PARTIE VI: PARCE QUE...

LES RAISONS DE CETTE EVOLUTION

-Du coté de la société

-Du coté de la pensée féministe

 

CONCLUSION

 

LIVRE D'OR

 

Commentaires !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PLACE DE LA FEMME AUJOURD'HUI

-Politique

 

         La France est le premier pays au monde à s’être doté d’une législation visant la parité politique entre les hommes et les femmes.

 

 

         Au cours des dernières années, la place des femmes en politique a fait les gros titres des médias français. Le Mouvement pour la parité hommes-femmes dans la vie publique a lutté activement pour une participation égale des hommes et des femmes en politique. En juin 1996, dix femmes députées et anciennes députées de renom ont lancé un appel pour la parité dans le magazine l'Express. Les objectifs de ce mouvement sont soutenus par une large majorité de femmes et d'hommes en France: 71% des personnes interrogées par le magazine se prononcent en faveur de la parité hommes-femmes en politique. Selon la loi électorale du 21 avril 1944, « les femmes ont le même droit de vote et d'éligibilité que les hommes ». La réalité est pourtant bien différente. En 1945, le parlement accueillait ses premières femmes députées, elles représentaient 6% des élus. Jusqu'aux élections de mai-juin 1997, la proportion de femmes députées n'a jamais dépassé les 6%. Le plus faible taux de féminisation du parlement a été atteint dans les années soixante avec 1,6 à 2,1% de femmes à l’Assemblée nationale. Selon Jenson et Sineau(1994), le système électoral mis en place en 1958 avec la 5ème République permet d’expliquer la faible proportion de femmes parlementaires élues au cours des années 1960. Ce système, fondé sur des circonscriptions uninominales, a favorisé les candidats bien implantés au niveau local et le cumul des mandats (par exemple de maire, conseiller général et député). Or, on comptait très peu de femmes parmi les élus locaux ayant plusieurs années d'expérience dans la vie politique locale et régionale. La faible proportion de femmes aux postes de niveau national peut s'expliquer, en partie du moins, par l'exclusion des femmes de la vie politique locale. En 1996, les femmes représentaient 21,2% des conseilleurs municipaux et 7,6% des maires, présidents des conseils municipaux.

 

 

Pourtant, il existe d'autres facteurs pour expliquer la sous-représentation des femmes à l'Assemblée Nationale. Au cours de ces dernières décennies, la proportion de femmes candidates aux élections législatives a toujours été faible, à l'exception des élections de 1986, organisées avec le système de représentation proportionnelle (24,7% de candidates) et aux élections législatives de 1997 (23% de candidates). Au sein des partis de droite notamment, les hommes responsables des partis sont toujours hostiles à l'idée de soutenir les candidates femmes.

Jusqu'aux années 1970, il existait également un décalage important entre le taux de participation électorale des femmes et des hommes en France. Dans les années 1950, le taux de participation des hommes était de 7% à 9% supérieur à celui des femmes. Les femmes avaient également une tendance à voter davantage pour les partis de droite que leurs homologues masculins. Pourtant, dans les années 1980, cette différence des taux de participation et des orientations politique s'est complètement estompée. Les femmes votent désormais autant que les hommes, elles choisissent davantage des partis de gauche et, depuis les années 1990, les partis écologistes que leurs homologues masculins.

 

 

À la fin des années 1980, la discussion sur la situation des femmes en politique a été davantage relayé par les médias. Une Association pour la parité a été créée en 1992 et les revendications pour la parité se sont multipliées. Il convient de signaler que la proportion de femmes parmi les membres français du Parlement européen a toujours été supérieure au pourcentage de femmes députées à l’Assemblée nationale. Depuis le début des années 1980, la proportion de femmes françaises élues au Parlement Européen a été supérieur à 20% et a même atteint 29,9% après les élections européennes de 1994.

Au niveau national, les élections législatives de mai-juin 1997 ont constitué un tournant pour la participation des femmes dans la vie politique. Les élections ont succédé à une vive discussion sur la question de la parité hommes-femmes dans la vie politique française. Les partis de gauche et écologistes ont présenté plus de candidates femmes que de coutume (presque 30% de ces candidats étaient des femmes). Soixante-trois femmes ont été élues au parlement, représentant 10,9% des députés. Le gouvernement socialiste compte 8 femmes sur un total de 26 ministres. Le nouveau gouvernement a également changé la répartition traditionnelle des responsabilités politiques selon le sexe ; les femmes ministres ont été nommées à des postes ministériels importants tels que le Ministère du travail ou de la justice.

Pourtant, les femmes politiques pensent également que, en tant que femmes, elles changent les règles du jeu politique, apportant une dimension plus proche de la vie quotidienne des citoyens. Dans ce sens, les femmes mettent à l'ordre du jour du calendrier politique des questions qui ont toujours été considérées comme appartenant au domaine privé ou comme éloignées des enjeux politiques.

La représentation des hommes et des femmes du domaine politique, rejoint la conception de la vie politique, basée sur la division entre les sphères publique et privée.

 

 

Dans les études sur la situation des femmes dans le système politique français, les rapports sociaux de sexe ont eu un impact important sur les programmes des partis politiques, mais pas sur leur organisation. Les partis politiques n'ont pas favorisé activement la promotion des femmes dans leurs structures, alors qu’ils ont introduit les préoccupations des femmes dans leurs programmes et discours politiques avec un peu plus d’enthousiasme. Néanmoins, les élections législatives de mai-juin 1997 ont peut-être constitué un tournant dans les politiques des partis en ce qui concerne les femmes. Les élections et le débat sur la parité dans la vie politique ont montré que les femmes revendiquent une place plus importante dans la vie politique française et que de telles préoccupations féminines peuvent jouer un rôle important dans l'élaboration du calendrier politique.

 

Les mesures visant à la parité :

En France, depuis l'Ordonnance du 21 avril 1944, les femmes votent et sont éligibles. Hommes et femmes ont en théorie les mêmes droits d'exercer des responsabilités dans la vie publique et politique. Cependant la présence des femmes élues ou désignées dans les assemblées reste très minoritaire.

Le principe de parité a été introduit le 28 juin 1999 dans la Constitution française, suite au vote majoritaire des parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Le projet de loi sur la Parité homme-femme a été adopté en Conseil des Ministres le 8 décembre 1999. Les députés ont adopté, le 25 janvier 2000, en première lecture, le projet de loi du gouvernement sur la parité, visant à accorder un égal accès des hommes et des femmes aux fonctions politiques.

Une fois adoptée, la loi sur la Parité prend donc effet dès les élections Municipales de mars 2001.

Les principaux amendements adoptés par les députés le 25 janvier 2000.

Les élections Municipales et Régionales: Les listes devront comporter autant d'hommes que de femmes, par tranche de six candidats. Cette mesure est étendue aux communes de plus de 2000 habitants et non plus uniquement à celles de plus de 3500 habitants.

Les élections Législatives: Les partis devront présenter un nombre sensiblement égal d'hommes et de femmes, avec un écart maximal de 2 % sous peine de sanction financière.

Les élections Européennes et Sénatoriales (pour les sénateurs élus à la proportionnelle): Les hommes et les femmes devront strictement alterner sur les listes.

 

En outre, il existe un indicateur de la participation des femmes (IPF)

 

Dimensions

Participation et pouvoir décisionnaire dans la vie politique

 

Participation et pouvoir décisionnaire dans l’économie

Maîtrise des ressources économiques

Critères

Répartition des sièges de parlementaires entre hommes et femmes

% d’hommes et de femmes occupant des fonctions de représentations parlementaires de direction et d’encadrement supérieur

% d’hommes et de femmes occupant des postes d’encadrement et des fonctions techniques

Part masculine et féminine du revenu estimé du travail

Pourcentage Equivalent d’Egalité de la Répartition (PEER)

 

PEER relatif à la représentation parlementaire

 

 

PEER relatif à la participation économique

 

 

PEER relatif au revenu

 

 

  I P F

Indicateur de la participation des femmes

 

L’IPF comprend plusieurs dimensions telles la participation au pouvoir décisionnaire dans la vie politique ou économique et est relatif à la représentation parlementaire, à la participation économique et au revenu.

Les différents critères que prend en compte cet indicateur sont utilisés afin de mesurer l’impact des femmes dans les différentes sphères de notre société.

 

Par ailleurs, d’après le « classement des pays développé » en l’an 2000 et selon l’indicateur de participation des femmes à la vie politique et économique, on remarque que la France ne s’y trouve pas. Ceci signifie que la participation des femmes à la vie économique et politique est faible en France comparée aux autres pays.

 

 

De plus, les textes ne manques pas, dans la loi française et surtout européenne, en ce qui concerne la lutte contre la discrimination dans l’accès au travail, le salaire et les conditions de travail ou de formation professionnel, mais ils restent souvent sous-utilisés.

 

En outre, si le comportement électoral des femmes à changer, c’est très largement parce que leurs situations sociale et culturelle à elles mêmes considérablement évoluées dans le sens d’une autonomisation croissante qui rend compte de leur autonomie politique.

Un second facteur intervient pour rendre compte des changements politiques présentés : l’entrée massive des femmes sur le marché du travail. En 1954, celles-ci forment 34,6 % de la population active, aujourd’hui, elles sont 45 %.

 

 

 

Quelques chiffres :

12,3 % de députées (2002)

10,3 % de sénatrices (2001)

27,1 % de conseillères régionales (1998)(1)

9,0 % de conseillères générales (2001)

31,6 % de conseillères municipales (2001) (ensemble des communes)

10,9 % de maires (2001) (ensemble des communes)

Source : Ministère de l'Intérieur, Bureau des élections et des études politiques

(1) Situation en 2001 : ces statistiques tiennent compte des changements intervenus depuis les élections de 1998.

 

La présence des femmes dans les parlements

                                 presence-femmes.jpg (69916 octets)

Cité dans : Marianne du 31 au 6 février 2000,

 

 

Ainsi, la présence des femmes en politique a progressé avec le temps mais faiblement, les taux restent encore bien en dessous de ce qu’ils devraient être vis-à-vis de la population française féminine. Leur représentation dans ce domaine reste largement simpliste et ne peut donc accéder ni favoriser la place des femmes dans le travail dans notre société actuellement.