ET LES GUERRES

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PARTIE I: HISTOIRE

A PARTIR DU XVIII EME SIECLE

-Soumission et exclusion

-Politique

-Travail

 

PARTIE II: ET LES GUERRES

L’IMPACT DE LA GUERRE SUR LA FEMME

-La première guerre mondiale

-L’entre deux guerres

-La deuxième guerre mondiale

 

PARTIE III: LEGISLATION

L'EVOLUTION DE LA DEMARCHE LEGISLATIVE VERS LA PARITE

-Chronologie

-L'évolution et la révision des lois

-L'implication de l'Etat, exécution et application des lois

 

PARTIE IV: AUJOURD'HUI

LA PLACE DE LA FEMME AUJOURD'HUI

-Général

-Taux d’activité féminin

-Chômage

-Précarité et CSP des femmes

-Temps partiel

-En ce qui concerne les salaires

-Travail domestique

-Politique

-Privé / Public

 

PARTIE V: CHANGEMENTS

MARCHE VERS LA PARITE??

-Revendication

-Les difficultés du changement

-Ségrégation horizontale et verticale

-Scolarité et Diplome

 

PARTIE VI: PARCE QUE...

LES RAISONS DE CETTE EVOLUTION

-Du coté de la société

-Du coté de la pensée féministe

 

CONCLUSION

 

LIVRE D'OR

 

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L’IMPACT DE LA GUERRE SUR LA FEMME

-La deuxième guerre mondiale

 

            On peut se demander quel a été l’impact de la seconde guerre mondiale sur le travail des femmes, et si cette période de guerre a remédié à la conjoncture défavorable qu’ont connue les femmes durant l’entre-deux-guerres.

 

 

        La Seconde Guerre mondiale, le front, puis le temps de la Collaboration et de l’Occupation ne sont pas une période exactement comparable aux quatre années de la Première Guerre. D’abord, si les femmes les ont remplacés dans les usines, les commerces et les bureaux, les hommes ont été mobilisés plus brièvement, même si, en juin 1940, l’adversaire a fait 1,6 million de prisonniers dont 1 million vont vivre cinq ans de captivité. L’interdit de Vichy sur l’emploi et l’embauche des femmes mariées dans l’administration et les services publics, promulgué en octobre 1940, ne peut tenir face aux nécessités économiques : la loi est suspendue en septembre 1942, après la première mise en place du travail obligatoire (STO), en février. D’ailleurs, l’Etat ne s’était pas fait faute de déjà y déroger dans le cadre de l’embauche d’auxiliaires dans l’enseignement, les postes et télécommunications, la SNCF ; de décembre 1941 à décembre 1943, la SNCF en a recruté 20.000 et en 1944, plus de 25.000 postes de titulaires des PTT sont tenus par des femmes auxiliaires. Entre 1942 et 1944, les différentes lois sur l’utilisation et l’orientation de la main-d’œuvre font que 600.000 à 700.000 hommes partent pour l’Allemagne et que probablement des femmes les remplacent (lois des 4 septembre 1942, 26 août 1943, 1er septembre 1944). D’ailleurs, elles partent aussi, la propagande s’adressant aux hommes comme aux femmes ; en juin 1944, 44.835 Françaises travaillent en Allemagne.

 

De plus, octobre 1940 est le moment qui conjugue une période de chômage due à la désorganisation économique et le retour des démobilisés. En septembre 1941, il avait été arrêté que les « femmes ont accès à l’emploi public dans la mesure où leur présence dans l’administration est justifiée par les besoins du service. Des lois particulières et des réglements propres à chaque administrations fixent les limites dans lesquels cet accès est autorisé.  Et en mai 1942, toutes les interdictions concernant le travail des femmes mariées sont levées.

 

 

Par ailleurs, en 1921, 7,2 millions de femmes sont recensées actives, leur taux d’activité est de 48 % ; en 1936, durant la grande crise, ce sont 6,5 millions, pour un taux d’activité de 43,2 % ; 1954, les actives sont 6,6 millions et sont 42,8 % à travailler : on voit là que le résultat des mesures prises à la Libération dans le cadre des allocations familiales et surtout de l’allocation salaire unique est surtout lisible en remontant plusieurs décennies en arrière. Il est notable que, pour la tranche d’âge supposée en plein élevage des enfants, les 25-39 ans, le taux d’activité est de 42 % en 1936 et perd à peine deux points en 1952. Ainsi, en 1936, le taux d’activité était de 75 % contre 40 % pour les femmes.

 

La résistance au féminin :

La nature même de la Résistance, l'improvisation au coup par coup qui la caractérise, favorise la participation des femmes. La femme considérée comme un être faible, paraît moins suspecte que les hommes.

Dans leur diversité, venues de tous les horizons sociaux, les femmes participent à l'ensemble de l'action résistante, aux côtés des hommes. Il n'y a pas un seul secteur de l'organisation clandestine où elles ne sont pas en majorité et où elles n'exercent pas des fonctions importantes de direction.

Certaines d'entres elles participent aux combats militaires. Elles sont aussi nombreuses dans les services de renseignements. Et c'est souvent à elles qu'est confié le travail particulièrement dangereux d'infiltration de l'appareil militaire allemand.

On les retrouve aussi dans certaines administrations : aux P.T.T où elles peuvent transmettre des renseignements, acheminer des courriers dans les mairies, où elles peuvent fournir de faux papiers, dans les hôpitaux, où elles s'avèrent très utiles pour les services sanitaires de la Résistance.

Elles jouent un rôle essentiel dans l'aide aux emprisonnés, aux persécutés, notamment aux juifs. La femme est donc particulièrement désignée pour des actions qui impliquent une présence au milieu de la population et surtout de l'ennemi : distribution de tracts.

En outre, suite à leur aide durant cette période, les femmes ont vu les mentalités changer à leur égard. Elles sont considérées, à partir de 1945, comme des citoyennes à part entière, en ce voyant accorder le droit de vote. Grâce à la loi Veil , les femmes possèdent la liberté pour l'avortement. À présent, elles ne sont plus seulement des femmes au foyer, mais exercent des professions similaires à celles des hommes. De plus, une journée leur a été consacrée pour célébrer leur nouveau statut.

 

 

Ainsi, la seconde Guerre Mondiale a permis d'améliorer la situation des femmes, mais en revanche cela n'a pas changé la cruauté humaine.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les femmes ont été nombreuses à résister aux côtés des hommes, à refuser la défaite et l'occupation ennemie, à mobiliser les énergies pour libérer le territoire national. Elles ont, elles aussi, lutté dans la clandestinité, au péril de leur vie, contre l'idéologie nazie, contre l'injustice des exclusions, pour les valeurs de la démocratie et le rétablissement de la République.

Les femmes conservent, dans les moments les plus dramatiques, la charge de préserver l'ordre social et la cohésion de la communauté. Outre les soins à donner à leurs proches, il leur appartient d'assurer l'éducation à la tolérance au sein de leur famille et dans leur entourage, mais aussi de développer des expériences nouvelles au regard des situations créées par ces périodes de troubles.

Ainsi, au cours de ces dernières années, la situation et le regard que la communauté internationale porte sur les femmes a commencé à changer. On peut y voir la preuve qu'il est admis désormais que les femmes ont un rôle important à jouer dans la prévention des conflits et dans la construction de la paix. Elles se sont énormément investies pour préserver le territoire français.