PARCE QUE... 

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PARTIE I: HISTOIRE

A PARTIR DU XVIII EME SIECLE

-Soumission et exclusion

-Politique

-Travail

 

PARTIE II: ET LES GUERRES

L’IMPACT DE LA GUERRE SUR LA FEMME

-La première guerre mondiale

-L’entre deux guerres

-La deuxième guerre mondiale

 

PARTIE III: LEGISLATION

L'EVOLUTION DE LA DEMARCHE LEGISLATIVE VERS LA PARITE

-Chronologie

-L'évolution et la révision des lois

-L'implication de l'Etat, exécution et application des lois

 

PARTIE IV: AUJOURD'HUI

LA PLACE DE LA FEMME AUJOURD'HUI

-Général

-Taux d’activité féminin

-Chômage

-Précarité et CSP des femmes

-Temps partiel

-En ce qui concerne les salaires

-Travail domestique

-Politique

-Privé / Public

 

PARTIE V: CHANGEMENTS

MARCHE VERS LA PARITE??

-Revendication

-Les difficultés du changement

-Ségrégation horizontale et verticale

-Scolarité et Diplome

 

PARTIE VI: PARCE QUE...

LES RAISONS DE CETTE EVOLUTION

-Du coté de la société

-Du coté de la pensée féministe

 

CONCLUSION

 

LIVRE D'OR

 

Commentaires !

 

 

 

   

 

 

LES RAISONS DE CETTE EVOLUTION

-Du côté de la pensée féministe

 

         Le féminisme est un terme qui s’impose vers la fin du XIXe siècle. Ce phénomène représente une prise de conscience, il s’agit en fait de lutter pour faire changer les rapports hommes femmes.

 

 

          Tout se noue sans doute dans les années 1840, quand le droit au travail est traduit, converti en équivalent du droit à la propriété, cette propriété qui donne droit à la citoyenneté. Le travail devient ainsi une valeur non seulement économique, mais identitaire et politique.

Il est le moyen par lequel l’individu peut prendre conscience de ses devoirs, il garantit la liberté et l’égalité de tous : « il faut proclamer cette vérité que le travail est l’agent le plus actif de la réalisation de l’égalité », écrit bien la Revue Républicaine.

 

Les principaux courants féministes au XXe siècle (schématique)

Cette typologie a été proposée dès 1975 par des féministes universitaires.

Le féminisme peut être défini comme une prise de conscience d'abord individuelle, puis ensuite collective, suivie d'une révolte contre l'arrangement des rapports de sexe et de la position subordonnée que les femmes y occupent dans une société donnée, à un moment donné de son histoire. Il s'agit aussi d'une lutte pour changer ces rapports et cette situation. Chacun des principaux courants a des réponses différentes aux raisons de cette subordination et les moyens de lutter. Le terme s'impose à la fin du 19e siècle mais existe bien auparavant. Le code Napoléon en 1804 fait part de l’incapacité juridique des femmes. Il faut attendre la constitution de 1946 pour voir reconnaître l'égalité des sexes dans le droit français.

 

De plus, pour les féministes, la protection de la maternité, c’est porter atteinte au droit des travailleuses.

 

C'est au XXème siècle grâce à l'idéologie féministe, qu'apparaissent d'autres critères concernant le travail et la production. Les activités traditionnellement liées à la reproduction de la main d'oeuvre sont désormais considérées comme des activités productives; certaines activités non rémunérées entrent dans le concept du travail; ces évolutions ont permis de reconnaître le travail des femmes et de lui rendre sa valeur économique et sociale

 

Le travail est un facteur d’autonomie pour les femmes.

 Il est certain que le rapport de domination homme / femme a fortement évolué, en particulier depuis le XIXe siècle. Les femmes ont fait nettement progresser leur situation.

 

Avec le « droit au travail » les femmes recherchent d’abord une indépendance économique et une reconnaissance sociale autonome qui leur permet de vivre effectivement sans « dépendre d’un homme ». Autrement dit, la possibilité de se définir socialement en dehors des rapports de sexe et c’est cela l’essentiel.

 

Le point essentiel pour la libération des femmes reste la possibilité d’une indépendance financière, c'est-à-dire, dans la plupart des cas, la possibilité d’être salariée. « Pour elles, le droit au travail salarié signifie la liberté d’exister en dehors d’une position de subordination domestique ». Mais cette indépendance financière est loin d’être suffisante, tant au regard de leur statut familial que de leur statut social.

Dans le deuxième sexe, publié en 1949, Simone de Beauvoir écrivait : " c'est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c'est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète

 

Par ailleurs, aujourd'hui les femmes ne constituent plus une " armée de réserve " d'emplois : la manière d'envisager le travail est assez proche que l'on soit homme ou femme. Il s'agit exercer un emploi stable de manière continue tout au long de sa vie. Ni le mariage, ni la naissance des enfants ne fait rentrer les femmes au foyer.

L'objectif pour sortir les femmes de la sphère privée est de les insérer dans celle de la production sociale, au sein du marché du travail salarié, et leur participation à la lutte de classes auprès de leurs camarades masculins.

 

 

Si le rapport de domination homme femme a évolué, le féminisme recherche toujours l’indépendance financière des femmes, l’autonomie, et la possibilité de se définir socialement en dehors des rapports de sexe.